Pourquoi est-il si difficile de changer ? : 5 clés pour comprendre

En avant-première de la formation « Pour mieux vivre le changement » (les 20 – 21 avril et 4 – 5 mai prochains), 5 clés pour comprendre pourquoi est-il si difficile de changer.
Extrait du livre LA CONSCIENCE DE CHANGER, UN GUIDE PRATIQUE POUR CHANGER EN CONSCIENCE de Patrice FOSSET (téléchargeable gratuitement sur http://bookboon.com/fr/la-conscience-de-changer-ebook)

Première clé : La sécurité interne se crée dans le ventre de la mère et se nourrit plus tard dans le lien à la mère. Une Confiance en la Vie ou au contraire une Angoisse face à l’Inconnu va s’installer durablement en chacun de nous, en fonction de ce premier contact avec la Vie.

Deuxième clé : Plus nous avons reçu de Permissions (ouvertures) de la part de nos figures parentales qui nous ont accompagnées, plus nous sommes « outillés » de ressources pour faire face à de nouvelles situations. Le changement n’est dans ce cas en rien inquiétant car nous savons que nous disposons – en nous – des ressources clés pour y faire face.

Troisième clé : Des conclusions sont posées très tôt dans notre vie et vont s’ancrer en nous sous forme de croyances qui deviennent pour la plupart inconscientes. Ces croyances issues de notre enfance vont guider nos choix, nos décisions, nos actions.

Quatrième clé : L’amour était l’enjeu vital. Ne pas être aimé signifiait ne pas pouvoir vivre. Il est ici question de survie. Transformer la structure construite dans notre enfance (notre scénario selon les analystes transactionnels), puis la modifier, crée en nous une situation vécue comme dangereuse.

Cinquième clé : Quand le changement survient là où la sécurité interne est fragile (voir clé n°1), combiné à des messages limitants reçus très tôt (clé n°2) auxquels s’ajoutent nos conclusions/notre scénario de vie (clé n°3), cela donne des comportements récurrents auxquels nous allons nous identifier (c’est tout moi, ça !). La personne a donc de bonnes raisons de « résister au changement » pour ne pas se perdre : « si je change, ce ne sera plus moi ! » ou pour éviter de se sentir trop en danger. Le changement amène la personne à se retrouver avec l’impression de revivre les conditions extrêmes de sa survie originelle (clé n°4). Cette vision systémique de notre équilibre interne (homéostasie) stimule le respect envers nous-même et envers les autres. Changer implique une reconstruction, une réorganisation profonde de notre espace intérieur. Cela commence par une décision, demande de la détermination et du courage (faire avec le cœur).