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LE COUP DE MARTEAU, où, quand et comment le donner ?

Connaissez-vous l’histoire du coup de marteau racontée par Eric Berne ? Il est question d’une chaudière en panne. Le propriétaire fait appel à un chauffagiste qui va ausculter la chaudière, puis sortir un marteau de sa trousse à outils. Le coup de marteau qu’il donne sur la chaudière la fait repartir. Quand le propriétaire reçoit une facture de 200 euros, il appelle le chauffagiste pour s’indigner du prix : « 200 euros pour un coup de marteau, c’est un scandale ! » Ce à quoi le chauffagiste répond : « Pour le coup de marteau, c’est 10 euros, mais pour savoir où le donner, c’est 190 euros ».

Je raconte souvent cette histoire qui me permet d’interpeller les dirigeants d’entreprise qui font appel à moi (à nous) comme consultant. Je remarque qu’ils confondent souvent symptôme (les effets observables du problème) et problème (l’origine du dysfonctionnement). Ils font comme certains patients qui arrivent chez le médecin et font eux-mêmes la prescription, « Docteur, il faut que vous me donniez du ….. ». Cette demande de traitement sans diagnostic est courante. « Ils ont besoin d’un stage sur la motivation », ai-je souvent entendu alors que le dirigeant ne se pose pas la question du pourquoi son équipe est démotivée !

Dans ma « panoplie » d’outils, je dispose entre autres de la Théorie des Organisations issue des travaux du Dr Eric Berne auquel j’ajoute le diagnostic rapide de Gilles Pellerin et les travaux de Mintzberg sur les cultures d’entreprise et les coalitions.

Exemple de diagnostic : le dirigeant remarque que des « clans » sont en train de se former au sein de ses équipes. Il souhaite faire un séminaire de cohésion d’équipe pour résoudre le problème. En réalité, agir sur la cohésion ne résoudra pas la situation car le problème n’est pas « là ». En tout cas, ce sera trop tôt dans le processus de résolution du problème. Le diagnostic rapide permet de formuler l’hypothèse de travail suivante : il y a certainement eu dans les mois précédents un changement sur un ou plusieurs des points suivants : la dénomination, le positionnement stratégique, les règles, l’organisation, le métier, les us et coutumes… Les salariés n’adhèrent pas (ils n’ont pas compris le sens ou ils pensent que l’équipe dirigeante se fourvoie). La piste de travail s’orientera plutôt vers une réflexion avec le dirigeant ou l’équipe dirigeante pour vérifier cette hypothèse et travailler sur ce qu’on appelle le CANON (élément clé de l’AUTORITE DU GROUPE).

Cette approche vous intéresse ? Vous voulez vous former à l’utilisation de la Théorie des Organisations ? Il reste quelques places sur la prochaine formation des 11-12/10 et 21-22/11/17.

Télécharger le programme/bulletin d’inscription « Des clés pour comprendre, accompagner et optimiser votre organisation – TOB niveau I » – 2017

Patrice FOSSET
Co-Dirigeant de Coheliance
Coach Professionnel
Enseignant/superviseur en AT certifié PTSTA-O

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