Parler pour choisir la vie


Régulièrement, nous vous proposons de partir d’un extrait d’un livre et d’établir des liens
avec le monde des entreprises, associations, collectivités.

En ce mois d’octobre, nous avons choisi un extrait du livre « article 353 du code pénal » de Tanguy Viel.

« Maintenant je demande : est-ce que le silence, c’est comme l’obscurité ? Un trop bon climat pour les champignons et les mauvaises pensées ? Maintenant c’est sûr que je dirais volontiers ça, que les vraies plantes et les fleurs, elles s’épanouissent en plein jour, et qu’il faut parler, oui il faut parler et faire de la lumière partout ».

Si cet extrait concerne la parole entre un père et un fils, je propose ici de faire un lien avec le monde de l’entreprise.

Le mois dernier, un n+1 explique à son directeur de service que tous ses collègues sont venus le voir pour se plaindre de son assurance, de son trop plein de projets, de sa façon de s’adresser aux gens. Ce directeur accuse le coup, pose des questions et la conversation se finit en décidant d’évoquer ce point lors de la prochaine réunion d’équipe : le directeur a envie de comprendre et souhaite leur dire : « Expliquez-moi ! ».

Mais lors de la réunion d’équipe suivante, le n+1 revient peu avant et lui dit « Tu sais, j’ai réfléchi ; je pense que cela n’est pas opportun d’en parler ; plus personne n’est venu me voir pour m’en reparler ».

Et l’affaire est enterrée.

Enterrée ?

« Un très bon climat pour les champignons » ; voici un terrain fertile pour toutes les pensées négatives, autant pour le manager qui ne va pas savoir comment se comporter, que pour l’équipe qui va estimer que rien n’est fait pour régler leur problème.

Alors si vous voulez dans votre équipe être entourés « de vraies plantes et de fleurs », faites en sorte que les choses soient dites, avec cependant quelques précautions préalables.

  • Si des personnes sont venues à vous pour parler d’un tiers, incitez-les à parler directement au tiers, ou organisez ce dialogue direct
  • Incitez chacun à parler en « je »

Olivier LAVAL
Coach, Codirigeant de Coheliance

𝙍𝙚𝙥𝙧𝙞𝙨𝙚 𝙙’𝙖𝙘𝙩𝙞𝙫𝙞𝙩𝙚́ : 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙪𝙩𝙞𝙡𝙞𝙨𝙚𝙧 𝙪𝙣 𝙩𝙧𝙞𝙖𝙣𝙜𝙡𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙣𝙚 𝙥𝙖𝙨 𝙩𝙤𝙪𝙧𝙣𝙚𝙧 𝙚𝙣 𝙧𝙤𝙣𝙙 ⁉

🔻 Vous connaissez peut-être le triangle de Karpman ou triangle dramatique. L’idée n’est pas de faire un post exhaustif sur le sujet mais d’aborder une manière de l’utiliser dans le contexte actuel. Nous allons vous présenter ce que Karpman appelle le « Triangle compassionnel », nous utiliserons ici l’expression « Triangle d’Ouverture ».

Dans ce triangle il y a « 3 rôles » que vous pouvez identifier, toute ressemblance avec des personnes de votre entourage serait purement fortuite…

💣 𝘗𝘦𝘳𝘴𝘦𝘤𝘶𝘵𝘦𝘶𝘳 :

Son intention + : veut faire avancer les choses

– : confond « proposer » et « imposer », son comportement peut être perçu comme dévalorisant

💪 𝘚𝘢𝘶𝘷𝘦𝘶𝘳 :

Son intention + : veut aider, bien faire

– : confond « offrir son aide » et « voler au secours », il intervient même si rien ne lui demandé

😩 𝘝𝘪𝘤𝘵𝘪𝘮𝘦 :

Son intention + : « on » peut être compris sans rien dire

– : confond plainte et demande, méconnaît ses aptitudes à résoudre le problème

Si l’on s’en tient au comportement observable (-) il y a fort à parier que notre relation avec cette personne ne soit pas au beau fixe !

Un antidote pour mieux gérer cette situation : « Au-delà du rôle, voir l’intention » !

👁 Voyez au-delà du masque social et sachez reconnaître l’intention positive chez l’autre :

💥𝘗𝘦𝘳𝘴𝘦𝘤𝘶𝘵𝘦𝘶𝘳 :

Valoriser la « puissance » de votre interlocuteur, sa détermination, sa force de caractère plutôt que de vous attarder sur sa manière de le montrer. Favorisez un plan d’action efficace et rapide !

« C’est vrai que c’est important de retrouver une puissance de feu pour la boîte. Je vous propose un plan que je souhaite efficace et rapide »

🤝𝘚𝘢𝘶𝘷𝘦𝘶𝘳 :

Remercier pour son soutien et reconnaître sa volonté d’aider pour atteindre les objectifs, contractualiser et fixer des limites sur son intervention.

« En tant que RH, je vous remercie pour votre soutien – je vois que votre souhait est de nous aider à atteindre nos objectifs »

🤗𝘝𝘪𝘤𝘵𝘪𝘮𝘦 :

Accueillir et accepter la plainte, partager soi-même sa vulnérabilité avant de responsabiliser la personne quant à sa capacité à résoudre le problème.

« Je peux moi-même être irrité par les salariés qui ne se prennent pas en main »

Comme toujours, ces comportements peuvent être observables chez les autres mais aussi…chez nous ! Si vous vous identifiez comme étant en train de jouer un des trois rôles, prenez quelques instants et posez-vous la question suivante : quelle est mon intention positive lorsque j’adopte ce comportement ou ce rôle ?

Bonne réflexion !

Ces éléments sont issus de notre série de web formation « Dis pour CENT »

« Test final » :

🎬 Regardez la vidéo ci-dessous avec attention et répondez à la question suivante avant de lire la suite:

« Combien de passes l’équipe blanche réalise -t’elle ? » 😉

Avez-vous réussi à trouver le bon nombre de passes….?

Nous souhaitions avec cette vidéo faire un parallèle avec la capacité que nous avons parfois à nous focaliser sur certains éléments, comme si nous portions des œillères, au risque de ne pas voir les opportunités à saisir ou les transformations à mener en plaçant notre énergie au mauvais endroit !

✅ Prenons de la hauteur, sortons des ornières, pensons solutions et surtout regardons ce que nous POUVONS FAIRE et non ce que nous ne pouvons pas faire !

La résilience consiste à continuer à se développer après un traumatisme, mais différemment : une nouvelle organisation qui n’est pas forcément plus forte que l’ancienne, ni plus fragile, juste différente.

🔥 Après un incendie, la nature reprend généralement ses droits, la végétation repousse, la faune revient, mais différemment, avec d’autres espèces. C’est tout un écosystème qui se remet en place, une nouvelle organisation qui n’est pas forcément plus forte que l’ancienne, ni plus fragile, juste différente.

métamorphose penserautrement