« J’ai obtenu ce que je voulais, et alors? »

Vendredi nous parlions de célébration de la réussite (https://www.linkedin.com/posts/coheliance_les-petites-victoires-palmashow-activity-6631502421631737856-8kXU), aujourd’hui nous allons aborder une piste de réflexion pour ceux qui ont « tout pour se réjouir » mais ne le font pas !

Et pour ça nous allons parler « driver ». Les drivers (qu’on peut littéralement traduire par « conducteur » en anglais), en analyse transactionnelle, sont des comportements/stratégies développés dans l’enfance qui nous permettaient d’obtenir de l’attention de notre entourage. Autrement posé on pourrait résumer les drivers comme des croyances qui complètent la phrase suivante « j’ai de la valeur si… ».

Parfois il arrive que pendant un temps certain on oublie se s’occuper de ses besoins, des choses importantes pour nous (un peu comme si on oubliait de mettre du carburant dans son moteur interne), et c’est alors à ce moment, que de manière inconsciente, s’enclenche notre pilotage automatique et qu’on se laisse conduire par ses fameux drivers. Nous avons tous 1 ou 2 drivers dominants.

Parmi les différents drivers qui existent nous avons « Fais plaisir » et « Sois parfait ».

« J’ai de la valeur si je fais plaisir » = une personne qui se sur-adapte, qui n’ose pas dire non, qui fait passer les besoins des autres en priorités, se dévalorise

Messages entendus dans l’enfance : « Sois gentil, je suis épuisé » « Tu me fais de la peine », « Tu n’es vraiment pas gentil » « Sois sage. » « Fais-moi plaisir. » « Tu rendras service à tout le monde comme ça. » « une cuillère pour papa, une cuillère pour maman… ».

« Sois parfait » = quelqu’un qui exige de lui la perfection ou bien qui attend la perfection chez autrui (et donc se focalise sur ce qui ne va pas et non ce qui va bien).

Messages entendus dans l’enfance : « Rassure-moi, tu as eu la meilleure note ? » « Pour un travail fait à la maison, 9/10 n’est pas suffisant » « Tu as vu ce trait ? il n’est pas droit. » « Tu as dépassé sur ton coloriage. » « J’attendais mieux de toi » « C’est du travail bâclé, tu aurais pu t’appliquer » …

Pour ceux qui auraient ces 2 drivers dominants, il commence à devenir plus aisé de comprendre pourquoi la célébration de la réussite passe au 2nd plan, puisque « je n’avais pas envie de m’occuper de ce projet mais je l’ai fait pour faire plaisir à…, j’ai eu de la chance … » ET «j’ai réussi mais cela prouve que les objectifs n’étaient pas assez ambitieux, je ne suis pas parfaitement content du résultat car il y a tel ou tel point que je n’ai pas bien fait ou bien encore il y a ceci ou cela qui ne va pas…etc » !

Dans la mythologie grecque on appelle cela le mythe de Cassandre, qui reçoit le don de prédiction, mais est également condamnée à ce que personne ne la croie jamais…

S’il vous arrive de ressentir un « vide » après l’accomplissement d’un projet, de ne bizarrement pas éprouver de la satisfaction après avoir mené un projet à bien alors posez-vous les questions suivantes :

« Ai-je accepté le projet pour faire plaisir à quelqu’un, par peur de dire non ou bien est-ce que j’avais personnellement envie d’y aller ? »

« Me suis-je mis la barre trop haut et donc forcément je n’ai pu atteindre la perfection ou est-ce que j’accepte que tout ne soit pas parfait en lâchant prise sur certains points ? »

Alors maintenant si je vous repose la question de vendredi : et vous plutôt « pas le temps de fêter ça » ou bien  » c’est génial, célébrons-ça », qu’est-ce que vous répondez ?

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